
Accident du travail
Tous les travailleurs salariés, les gens de maison inclus, sont couverts contre les accidents du travail et les accidents survenant sur le chemin du travail. Les travailleurs indépendants ne sont pas inclus dans cette réglementation. Ils peuvent toujours faire appel aux allocations de maladie et invalidité valables dans le régime des indépendants. D'autre part, les fonctionnaires bénéficient d'un régime spécifique.
Tout employeur doit contracter une assurance contre les accidents du travail auprès d'un organisme assureur agréé ou auprès d'une caisse commune agréée. Le Fonds des accidents du travail (FAT) exerce le contrôle sur ces assureurs. Cependant, dans certains cas (pour les gens de mer et les travailleurs salariés pour qui aucune assurance n'a été contractée), le Fonds peut également intervenir. Par ailleurs, le FAT prend en charge certaines indemnités supplémentaires.
Tout accident du travail doit être déclaré dans les dix jours ouvrables par l'employeur. Le travailleur salarié ou un des membres de la famille du travailleur salarié peut également faire cette déclaration. Elle doit se faire avec un formulaire spécial accompagné d'une attestation médicale, adressé à l'organisme assureur.
La loi du 10 avril 1971 sur les accidents du travail dans le secteur privé s'applique à toute personne assujettie à la sécurité sociale.
Cela signifie qu'elle s'applique à tous les travailleurs liés par un contrat de travail, c'est-à-dire qui travaillent sous l'autorité d'une autre personne en échange d'une rémunération.
Sont concernés :
La loi du 10 avril 1971 a été étendue aux travailleurs suivants non assujettis à la sécurité sociale :
Ne sont pas assujettis à la sécurité sociale et ne sont pas concernés par la loi sur les accidents du travail :
Sont soumis à d'autres régimes d'indemnisation des accidents du travail que celle de la loi du 10 avril 1971 :
D'après la loi, vous êtes victime d'un accident du travail si les cinq conditions suivantes sont réunies:
Pour être reconnu comme victime d'un accident du travail, vous devez prouver les trois éléments suivants :
Si vous apportez cette preuve, il sera automatiquement admis que :
L'assureur-loi garde la possibilité de prouver que :
Votre seule déclaration ne suffit pas.
Elle ne sert de preuve que si elle est appuyée par d.autres éléments qui permettent de supposer que les choses se sont bien passées comme vous les déclarez.
Quelques règles à observer :
L'accident sur le chemin du travail est considéré comme un accident du travail.
Vous êtes victime d'un accident sur le chemin du travail si les quatre conditions suivantes sont réunies :
Les trois premières conditions sont les mêmes que pour l'accident du travail.
Par "le trajet normal" on comprend le trajet que le travailleur effectue du lieu où il habite au lieu où il doit se rendre pour des raisons professionnelles (lieu du travail) et inversement. Le trajet doit être "normal" tant qu'en lieu qu.en temps.
Pour être reconnu comme victime d'un accident sur le chemin du travail, vous devez prouver les trois éléments suivants :
Si vous apportez cette preuve, il sera automatiquement admis que la lésion a été provoquée par l'événement soudain.
L'assureur-loi garde la possibilité de prouver que la lésion n'a pas été provoquée par l'événement soudain.
Si votre accident survient avant le 1/1/1988, ces frais sont pris en charge par l'assureur-loi jusqu'à l'expiration du délai de révision. Au-delà de ce délai, les frais sont à charge du Fonds des accidents du travail. Si votre accident survient à partir du 1/1/1988, ces frais sont en permanence à charge de l'assureur-loi. Lorsque vous avez le libre choix du médecin, du pharmacien, du kinésiste, de l'hôpital ..., les frais sont remboursés sur la base du barème INAMI.
Si votre employeur ou son assureur a institué un service médical organisé, vous n'avez plus le libre choix et vous devez vous faire soigner dans ce service. Dans ce cas, les frais médicaux sont pris en charge intégralement par l'assureur-loi.
Si votre accident est survenu avant le 1/1/1988, les frais d'entretien et de renouvellement sont pris en charge par l'assureur-loi jusqu'à la date de l'entérinement de l'accord ou de la décision judiciaire.Dans le mois qui suit, l'assureur-loi verse au Fonds des accidents du travail un capital destiné à couvrir les frais de prothèse durant toute votre vie. A partir de l'entérinement ou de la décision judiciaire, les frais sont à charge du Fonds des accidents du travail. Si votre accident survient à partir du 1/1/1988, ces frais sont en permanence à charge de l'assureur-loi.
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