
Procédure
Vous signalez à votre employeur l'accident dont vous êtes victime (votre intérêt est de le faire le plus rapidement possible). Celui-ci est obligé de le déclarer à son assureur. Un certificat médical est joint, si possible, à la déclaration.
Il dispose pour cela d'un délai de 10 jours ouvrables à partir du lendemain de l'accident (le samedi est considéré comme un jour ouvrable).
S'il ne le fait pas, vous pouvez faire vous-même cette déclaration. Dans ce cas, le délai de 10 jours n'est pas d'application. Vous disposez d'un délai de 3 ans qui est le délai de prescription. Au-delà de ce délai, vous ne pourrez plus réclamer l'indemnisation de votre accident.
Si vous avez de sérieuses raisons de croire que votre employeur n'est pas assuré contre les accidents du travail ou si votre employeur refuse de déclarer votre accident, informez immédiatement le Fonds des accidents du travail (Rue du Trône 100, 1050 Bruxelles) qui effectuera une enquête.
Lorsque l'assureur-loi reçoit votre déclaration d'accident, il se trouve devant trois possibilités:
Le Fonds des accidents du travail a la possibilité d'effectuer une enquête sur les causes et circonstances de l'accident. Une copie des résultats de son enquête vous sera transmise ainsi qu'à l'assureur-loi et à votre mutuelle. (Pratiquement, le Fonds n'effectue ce type d'enquête que dans des cas exceptionnels). Si vous n'êtes pas d'accord avec la décision de l'assureur, vous pouvez vous adresser au tribunal du travail de votre domicile.
Si vous décidez de vous adresser au tribunal du travail, deux voies sont possibles :
Les frais de procédure (huissier, greffe, expertise...) sont à charge de l'assureur-loi. Les honoraires de vos conseils (avocat, médecin...) sont à votre charge. Si vous êtes syndiqué, vous avez intérêt à vous adresser à votre organisation qui pourra vous assister dans vos démarches.
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